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Localiser un centre 15/04/2010
La situation sociale et humanitaire des demandeurs d'asile en France ne cesse de se dégrader. Fruit d'ateliers de travail citoyens et multi-associatifs, une charte des exilés à été écrite. Elle a pour vocation de rassembler et de mobiliser les associations et les citoyens sur une vision et une base commune de revendications.
La charte des exilés
www.chartedesexiles.org
Ce que nous constatons
Depuis les années 90, des dizaines de milliers d'exilés ont traversé l'Europe avant d'échouer à Calais. Hier, ils étaient entre autres Kosovars ou Roms d'Europe de l'Est. Aujourd'hui, ils sont principalement afghans, érythréens, irakiens, iraniens, somaliens, éthiopiens, soudanais, tibétains ou vietnamiens. Des crises politiques, des guerres les ont contraints de quitter leur famille, leur maison, leur pays, pour échapper à la persécution, sauver leur vie, assurer leur avenir et retrouver des conditions de vie minimales : au-delà de leurs différences ethniques ou confessionnelles, ils partagent tous l'obligation de fuir des pays en guerre, des dictatures, des États en faillite, qui ne leur garantissent plus la sécurité et les droits humains les plus fondamentaux. Sans aucune considération de justice ou d'humanité, l'Union européenne a choisi une pratique, supposée dissuasive, qui complique pour les migrants l'accès au statut de réfugié. Pour ceux qui pourraient relever du droit d'asile, l'UE a mis en place le règlement « Dublin II », qui impose aux arrivants de demander l'asile dans le premier pays européen où ils sont entrés. Elle condamne ainsi souvent ces exilés à s'adresser à des pays de l'Union Européenne ne leur garantissant aucune protection, et ne leur permet pas de demander l'asile dans le pays de leur choix. À l'égard des plus nombreux, ceux qui, privés de toute protection de la part de leur propre État, ne peuvent pour autant se prévaloir de persécutions explicites, la communauté internationale n'a tout simplement rien prévu. En fermant le centre de Sangatte fin 2002, la France a prétendu diminuer l'afflux des exilés. En fait, elle a provoqué leur dispersion sur un territoire plus vaste, aggravant leur précarisation dans la rue, dans des squats ou dans des « jungles ». Devant l'échec de sa stratégie, la France a entrepris, depuis 2009, de durcir les mesures contre les exilés : chasses, rafles, expulsion en charters... Cette politique conduit la France à ne plus respecter ses propres lois en matière d'accueil des exilés et de protection des mineurs.
Ce que nous affirmons
Cette violence - française et européenne - doit
cesser. Les exilés ont des droits. La Charte des
exilés affirme l'importance fondamentale des
principes suivants :
PRINCIPE 1 : UNE PRISE EN CHARGE EFFECTIVE ET
SANS CONDITIONS DES MINEURS
- Mise en place d'une protection de tous les mineurs isolés étrangers quel que soit leur projet et non de dispositifs précaires de mise à l'abri ;
- Mise en place sans délai d'un suivi socio-éducatif effectif et adapté à leur situation ;
- Abandon des expertises médicales judiciaires de détermination de l'âge, non fiables, traumatisantes, coûteuses et reconnaissance des documents d'état civil présentés par les mineurs.
PRINCIPE 2 : UN HEBERGEMENT, DIGNE ET DURABLE
- Accessible 24h sur 24 ;
-Offrant des conditions sanitaires et d'hygiène décentes ;
-Permettant une vie individuelle et familiale si besoin
PRINCIPE 3 : UN ACCES A L'EDUCATION ET A LA FORMATION
- Mise en place de cours de langue française selon leur demande ;
- École pour les mineurs de moins de 16 ans ;
-Propositions de formations professionnelles, de validation d'acquis ou d'expérience.
PRINCIPE 4 : DES MESURES D'ACCOMPAGNEMENT
SYSTEMATIQUES
- Accès au système de santé et de soins médicaux
garantis par l'État ;
- Aide à la constitution des dossiers de demandeurs d'asile ;
- Présence d'un traducteur, notamment lors des démarches administratives.
PRINCIPE 5 : UN TRAITEMENT RESPONSABLE DES
DEMANDEURS D'ASILE
-Traitement du dossier de demande d'asile indépendamment du pays d'entrée dans l'UE ;
- Abandon des procédures d'urgence ne permettant pas la garantie des droits du demandeur d'asile ;
- Aucun demandeur d'asile ne devrait être renvoyé vers un pays où, pour quelque raison que ce soit, sa sécurité n'est pas garantie de manière effective.
Nous demandons l'abrogation du « délit de solidarité », prévu à l'article L 622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelé dans les circulaires ministérielles de novembre 2009.
Les premières associations signataires :
Association Emmaüs - ATTAC - Collectif C'Sur - Emmaüs France - Emmaüs international - Fédération de l'Entraide Protestante - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux rives - Fondation Abbé Pierre - la Fondation de l'Armée du Salut - Les enfants de Don Quichotte - MRAP - Organisation Internationale des Exilés Tunisiens - Salam Nord/Pas-de-Calais - Secours Catholique/Caritas France - UNIOPSS - Advocacy - Afghans à Paris - Awara - Centre Social Aires 10 - Collectif de soutien aux sans-papiers et aux migrants (LDH-EHESS) - Collectif de soutien des exilés du 10ème arrondissement de Paris - Comité des Sans Logis - Fédération de Paris du MRAP - Terre d'errance - CAMRES - Français Langue d'accueil - Fraternité migrants bassin minier 62 - Itinérance Solidarités Réfugiés - L'auberge des migrants - la cantine afghane - La marmite aux idées - Une chorba pour tous
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30/03/2010
Le 17 janvier dernier, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs ont pris l'initiative d'ouvrir un site dans l'ancien hôpital St Lazare pour mettre à l'abri jusqu'au 31 mars une centaine d'exilés du 10ème arrondissement.
Ces exilés, principalement originaires d'Afghanistan, s'étaient regroupés le long du Canal St Martin dans des conditions de vie indignes et un état sanitaire préoccupant, qui ne pouvaient laisser sans réaction, face à un hiver particulièrement rigoureux.
Afin de prévenir une situation de crise humanitaire, l'Association Emmaüs et la Ville de Paris ont donc ainsi porté assistance aux jeunes exilés, palliant à ce qui relève normalement de la responsabilité de l'Etat.
Ce site provisoire a permis, pendant 2 mois et demi, d'offrir, chaque nuit, des dortoirs, des repas, des douches et un accès à l'hygiène pour les personnes accueillies. En complémentarité avec le kiosque, (lieu d'accueil et d'orientation des exilés du 10ème, ouvert en octobre 2008 en partenariat Ville de Paris - Association Emmaüs - France Terre d'Asile), les exilés ont pu être soutenus pour faire valoir leurs droits de demandeurs d'asile en France. Avec l'action de nombreux bénévoles et du monde associatif, ils ont pu accéder aux soins et aux services de santé et, pour la moitié d'entre eux, s'engager dans l'apprentissage du français.
Pendant cette période, l'Association Emmaüs, a oeuvré pour connaitre la situation de chaque personne accueillie et déterminer les besoins et attentes de chacun. Il en ressort que 44% disposent d'autorisation régulière de séjour en France, que 20% (dit "Dublin") sont en attente, et que 93% souhaitent un hébergement. Ce constat objectif permet d'affirmer que les ressortissants afghans accueillis à St Lazare, ne sont ni des clandestins, ni des personnes en transit vers le nord de l'Europe, mais bel et bien des demandeurs d'asile, bénéficiaires à ce titre d'un droit à l'hébergement reconnu tant par la législation française que par le droit européen.
Sur la base de l'analyse de ces situations individuelles, l'Association Emmaüs a engagé avec la préfecture de Paris un travail d'orientation des personnes vers les places en Centre d'Accueil pour Demandeur d'Asile (CADA) disponibles en Ile de France et en Province. La Ville de Paris et l'Association Emmaüs ont mobilisé de leur coté toutes les places d'hébergement dont elles pouvaient disposer.
Ainsi, au moment de la fermeture du site Saint Lazare, le 31 mars, chaque personne présente en permanence dans le centre se verra proposer une solution d'hébergement.
La Ville de Paris et l'Association Emmaüs, qui ont décidé conjointement d'ouvrir ce site provisoire et de le fermer au 31 mars (les locaux ne permettant pas de proposer un hébergement de qualité sur le long terme) démontrent ainsi qu'il est possible d'accueillir et d'orienter des personnes exilées en France.
Au-delà de la situation des hébergés du centre St Lazare, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs expriment leurs préoccupations devant la situation des demandeurs d'asile, qui restent nombreux dans la capitale. Plus de 3 000 sont en attente d'un hébergement dans le dispositif national d'accueil géré par l'Etat. Une extension des capacités d'accueil en CADA est donc plus que jamais nécessaire, ainsi que la création de places d'hébergement.
Alors que s'annonce la fermeture d'ici l'été de 500 places d'hébergement dédiés aux personnes sans-abri sur Paris et que les centres actuellement ouverts sont saturés, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs demandent au gouvernement d'intervenir pour maintenir les capacités d'accueil ouvertes cet hiver ou de les compenser par d'autres ouvertures à Paris et en Région Parisienne.
Télécharger le fichier associé : NR - Communiqué de presse - Fermeture du centre Saint Lazare une solution proposée à chacun 300310.pdf
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26/03/2010
Depuis le 17 janvier, l'ancien Hôpital Saint-Lazare, situé au 107 rue du Faubourg Saint-Denis à Paris, accueille des exilés afghans ou kurdes, contraints de vivre dans la rue. Mis à disposition par la Mairie de Paris, ce centre d'hébergement éphémère est géré et animé sur les fonds propres de l'Association Emmaüs. Chaque jour, 100 exilés y trouvent refuge pour la nuit et ce, jusqu'au 31 mars prochain.
Le centre d'hébergement ouvre ses portes tous les jours de 17h à 9h le matin. L'équipe du "107" est composée d'une douzaine de personnes (une chef de service, une responsable des bénévoles, des travailleurs sociaux, huit agents d'accueils, deux compagnons), qui travaillent sur deux plages horaires, le matin et le soir. La capacité d'accueil des lieux étant limitée, les équipes sont confrontées régulièrement à des problèmes d'affluence.
Chaque jour, des bénévoles participent au service des petits-déjeuners. Le soir, 4 ou 5 autres viennent partager la soirée pour la rendre plus conviviale. Tous les jeudis soirs, un repas communautaire est préparé par les Afghans. Cette initiative favorise les échanges et la fraternisation.
Les personnes accueillies dans ce centre d'hébergement sont meurtries par la situation politique de leur pays, et par leur arrivée sur le territoire français. Un diagnostic* précis a été établi par la direction du Territoire Paris 10/11 de l'Association Emmaüs. Il révèle que 2/3 des personnes accueillies à l'hôpital Saint-Lazare sont en capacité de demander l'asile (ils ont une autorisation provisoire de séjour et sont en procédure Dublin) et un hébergement. Mais les places manquent pour les accueillir...
Protéger et orienter : Afin de garantir de bonnes conditions d'accueil, l'Association Emmaüs a mis en place différents partenariats avec d'autres associations : Médecins du Monde et Médecins sans Frontières ont notamment apporté leur soutien sanitaire en assurant un suivi individualisé des personnes accueillies, tandis qu'une association, créée par des professeurs bénévoles diplômés, aide quotidiennement les Afghans dans l'apprentissage du français.
Avec le Kiosque, la "mission humanitaire" et le petit-déjeuner sur le Quai de Valmy servi tous les matins depuis juillet dernier, l'Association Emmaüs met tout en oeuvre pour protéger et orienter ces jeunes hommes, et trouver une solution d'hébergement digne et pérenne.
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* La direction du Territoire Paris 10/11 de l'Association Emmaüs a réalisé deux diagnostics auprès des exilés hébergés à l'Hôpital St Lazare et de personnes restées aux abords du Canal St Martin.
Télécharger les résultats.
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16/03/2010
Au jour de la reprise des expulsions dans toute la France, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un numéro vert intitulé "SOS Loyers impayés", destiné aux propriétaires comme aux locataires pour prévenir les risques d'expulsions locatives.
Le secrétaire d'Etat chargé du Logement, Benoist Apparu "a confié à l'ANIL (Agence nationale d'information sur le logement) la mise en place d'un numéro unique gratuit à destination des propriétaires et des locataires afin de mieux prévenir les expulsions liées aux situations d'impayés", a annoncé le secrétariat d'Etat dans un communiqué.
Ce numéro est le 0805.160.075.
"En appelant ce numéro vert, les locataires comme les propriétaires bénéficient de conseils et d'un accompagnement adapté à leur situation grâce à une mise en relation rapide avec un agent" départemental de l'ANIL, précise le communiqué.
"Trop souvent, lorsque les situations d'impayés sont détectées et que les travailleurs sociaux interviennent au sein d'une famille en difficulté, la dette locative est déjà importante et il devient alors difficile pour elle d'y faire face", estime le secrétariat d'Etat au Logement. "Une meilleure prévention des expulsions passe nécessairement par une intervention sociale le plus tôt possible".
Les expulsions locatives peuvent reprendre depuis ce mardi à 6h, après quatre mois et demi de trêve hivernale, comme tous les ans, du 1er novembre au 15 mars inclus.
Source : AP, 16 mars 2010
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15/03/2010
Dans un climat de tension qui pèse fortement sur les associations agissant en direction des personnes défavorisées, l'Association Emmaüs vient de traverser un mouvement social important.
Face à l'augmentation du nombre de personnes en situation d'exclusion et de grande précarité, elle tient à réaffirmer sa volonté de mener sa mission, en s'appuyant sur l'engagement fort de tous ses acteurs.
La direction de l'Association Emmaüs et les représentants des salariés ont su mener un dialogue constructif et parvenir à un accord qui porte notamment sur la mise en place d'un dispositif complet visant à améliorer les conditions de travail pour tous et sur la création de nouveaux lieux d'échange et de concertation.
Sur la question des salaires, la direction a pris le risque d'anticiper une évolution du système de rémunération. Les salariés de l'Association Emmaüs, soumis à des tensions importantes, ont besoin de voir leur travail en direction des personnes démunies légitimement reconnu. Ainsi, avec les acteurs de l'association, la direction interpellera les pouvoirs publics pour que les moyens nécessaires à son fonctionnement, mais aussi aux bonnes conditions d'accueil des personnes en situation d'exclusion, soient mis à sa disposition.
L'Association Emmaüs ressort de ce mouvement avec la ferme détermination de poursuivre sa mission sur la base des valeurs partagées par l'ensemble de ses acteurs (salariés, bénévoles, compagnons). La direction de l'association et les représentants du personnel partagent la même volonté de pérenniser la qualité du dialogue engagé à l'occasion de ce mouvement social, entamé le mardi 9 mars dernier.
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Créée en 1954, l'Association Emmaüs est l'une des plus anciennes et des plus importantes structures du Mouvement Emmaüs, fédéré par Emmaüs France (qui compte aujourd'hui 117 communautés, 51 SOS Familles, 17 associations tournées vers l'action sociale et le logement (dont l'Association Emmaüs), 38 comités d'amis, 26 structures d'insertion et 15 Relais).
La mission de l'Association Emmaüs se concentre essentiellement autour de l'accueil et de l'accompagnement des personnes sans abri. Elle est à distinguer des communautés de compagnons installées sur tout le territoire. L'Association Emmaüs compte actuellement près de 500 salariés. Elle gère et anime 5 équipes de maraudes, 12 espaces d'accueil, 29 centres d'hébergement, 9 maisons relais, des logements d'insertion et des services transversaux (Insertion, logement, culture, santé, etc.), à Paris, en région parisienne, en Haute Normandie et dans la région Centre. Elle accueille plus de 2 000 personnes par jour.
Télécharger le fichier associé : CP Association Emmaus accord 15 03 10.pdf
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13/03/2010
A l'heure de la réorganisation des maraudes, retour sur le quotidien des différentes équipes de travailleurs sociaux de la rue. Que ce soit en ville, dans le Bois de Vincennes ou à l'aéroport de Roissy, les "maraudes Emmaüs" battent le pavé pour créer et maintenir du lien social avec les sans-abri.
Maraudeurs de Roissy
Créée depuis mars 2007, la Maraude Roissy est composée d'une équipe de cinq maraudeurs, deux compagnons et d'un bénévole. Son territoire d'action ? L'aéroport de Roissy Charles de Gaulle et ce, 7 jours sur 7. Les maraudeurs partent quotidiennement en équipe de deux et les maraudes tournent de 7h à 23h.
La spécificité de cette maraude réside dans sa double activité : le lien social et l'orientation vers un lieu d'accueil installé au sein même de l'aéroport. Cet accueil de jour est ouvert quotidiennement de 9h à 13h. Les usagers peuvent ainsi avoir un accès à une douche, au vestiaire... Cinquante à soixante personnes y sont orienté par jour
La population rencontrée par la maraude est composée à 95% d'hommes, principalement âgés de 35 à 40 ans. La principale difficulté, Christophe Pauvel, chef de service, la résume parfaitement. « Sur les terminaux, les personnes que nous rencontrons sont extrêmement cassées mentalement. Pour la majorité, ce sont des personnes fréquentent l'aéroport depuis de nombreuses années... »
Pourtant, la force de cette mission réside dans son implantation dans la durée. « La stabilité de l'équipe, associée au fait que nous soyons présents au sein de l'aéroport depuis maintenant deux ans sont nos forces principales ». Naviguant à l'intérieur de l'aéroport, la maraude est reconnue par tous. « Nous avons tissés des liens forts avec les acteurs de l'aéroport et nous sommes en relation avec La Croix Rouge, l'Office d'Immigration et bien d'autres... »
La Maraude Roissy est ainsi devenue un acteur incontournable de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle et oeuvre tous les jours pour lutter contre l'exclusion.
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L'association Emmaüs intervient dans le domaine de l'hébergement, de l'accompagnement social, et du logement d'insertion.
L'association héberge ou loge 1 900 personnes par jour et vient en aide régulièrement à 5 000 personnes.