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Localiser un centre 12/05/2010
Des militants de l'association Droit au Logement (DAL) accompagnés de familles de mal-logés, se sont installés devant un immeuble du 15ème arrondissement inoccupé depuis 26 ans. Ils veulent attirer l'attention sur la non-application de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) de 2007.
Depuis le début de l'après-midi du 9 mai, le collectif des oubliés du DALO regroupant actuellement 400 familles reconnues prioritaires DALO ou en voie de l'être, s'est installé sous les fenêtre du 180 rue de la Croix Nivert / 134 rue de la Convention, Paris 15e (métro Boucicaut ou Convention).
Sous la surveillance des CRS, qui ont interdit toute la nuit l'arrivée de couvertures et de sacs de couchage, environ 200 personnes et notamment des mères de famille ont passé la nuit au pied de cet immeuble de 30 logements inoccupés pour demander sa réquisition, le relogement des 400 familles du collectif DALO, de tous les prioritaires DALO, et l'arrêt des expulsions sans relogement.
Elles demandent un rendez-vous en urgence avec le Secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu. A Paris, sur 28 574 dossier déposés, 13 343 ont été classés prioritaires et moins de 1 000 personnes ont été relogées, en Ile-de-France sur 89 191 demandes dont 24 274 prioritaires, 4 883 familles ont été relogées.
Comme beaucoup d'autres, l'Association Emmaüs est solidaire de ces familles et a fourni 50 couvertures aux personnes qui avaient choisi de passer la nuit devant l'immeuble.
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10/05/2010
L'Association Emmaüs et l'Ecole Normale Supérieure ont invité la sociologue Angélina Etiemble pour une conférence-débat du cycle "La Rue, parlons-en" le 5 mai dernier. Spécialiste des questions d'immigration et membre du Topik (collectif de recherche et d'intervention en sciences humaines et sociales), Angélina Etiemble est venue présenter son travail sur la question des "mineurs isolés étrangers".
Après avoir défi ni les termes de son étude, l'intervenante a précisé que cette population est difficile à connaître, même si des profils dominants sont reconnus.
Entre 2 500 et 5 000 "mineurs étrangers isolés" seraient en France actuellement. Si la question semble d'actualité, la sociologue a tenu à rappeler qu'elle avait été identifiée dès la fin des années 90. Parce qu'elle touche des enfants ou de très jeunes adultes, la question de leur présence sur le territoire français ne cesse de soulever des interrogations à différents niveaux administratif ou associatif. De la protection des mineurs en passant par le vide juridique relatif aux zones d'attentes des aéroports ou du non-respect de la convention internationale des droits de l'enfant, les "mineurs étrangers isolés" constituent une population difficile à recenser, accueillir, orienter et soutenir.
Ils sont majoritairement de sexe masculin, âgés de 15 à 18 ans et issus de très nombreuses nationalités différentes, même si les pays les plus représentés actuellement sont : la Roumanie, la République Démocratique du Congo, la Chine, le Maroc et l'Afghanistan. Grâce à des entretiens auprès de mineurs étrangers bénéficiant de l'aide sociale à l'enfance, Angelina Etiemble tente de repérer le projet migratoire des jeunes et établit une typologie selon la raison de leur départ du pays d'origine : les exilés, les mandatés, les exploités, les fugueurs et les errants. Il s'agit en fait de créer des repères afin de mieux aborder cette population et de permettre à ces jeunes de se voir appliquer les principes de droit commun.
L'intégralité de la conférence sera publiée sous forme de livret en octobre prochain.
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10/05/2010
Un projet de partenariat entre l'ESI familles et la Maternité de Port Royal (Hôpital Cochin) va bientôt voir le jour.
Axé sur l'accueil des femmes enceintes isolées dans des situations sociales fragilisées et précarisées, ce projet expérimental a 2 principaux objectifs :
1. Accompagner les femmes enceintes, en situation de précarité et/ou de vulnérabilité, puis la mère et son bébé, sur les plans social, psychologique et nutritionnel
2. Dans le cadre de la nutrition du jeune enfant, promouvoir l'allaitement maternel auprès de ces femmes et, pour celles qui le choisissent, en optimiser les conditions de mise en oeuvre.
Ce projet permettra à la fois à l'ESI familles d'orienter les futures mamans pour les suivis grossesse vers la maternité de Port Royal, puis à l'équipe de la maternité d'orienter les futures mamans vers l'ESI familles pour rompre l'errance institutionnelle et favoriser l'accès à une alimentation équilibrée, afin de rendre l'allaitement possible et durable pour les femmes qui le souhaiteront.
Après la visite du Professeur Dominique CABROL, chef du pôle périnatalogie périconceptologie et gynécologie à l'ESI Famille le vendredi 30 avril, c'est au tour de toute l'équipe de l'ESI d'aller, le 1er juin, visiter la maternité de Port Royal et rencontrer les équipes hospitalières.
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Situé dans le 15e arrondissement de Paris, l'ESI Familles a été créé en 2003 pour accueillir les familles en situation de précarité dans le respect de l'esprit et des exigences du cahier des charges de l'ensemble des ESI : accueil anonyme, inconditionnel et gratuit, permettant aux familles de se reposer physiquement et psychologiquement, d'être écoutées et soutenues dans leurs démarches sociales et d'accès aux droits communs.
En 2009, 14 664 passages ont été recensés.
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15/04/2010
Le 14 avril, l'Agora a accueilli une réunion d'information sur le réaménagement du quartier des Halles. Près de 120 personnes se sont ainsi retrouvées pour échanger sur le projet qui commence en mai prochain.
Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris, Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement, Dominique Huchet directeur de la SEM/Paris-Seine, Didier Cusserne, délégué général de l'Association Emmaüs et des représentants d'une dizaine d'associations agissant sur le secteur avaient tenu à
informer les personnes sans abri, très présentes dans le quartier des halles, du déroulement des opérations.
L'équipe de travailleurs sociaux de l'Agora avait préparé cette rencontre avec les personnes accueillies quotidiennement dans ses locaux, situés en lisière du quartier des Halles. Ces réunions préparatoires avaient permis de rédiger des questions liées au déroulement du chantier qui avaient été préalablement transmises à la mairie. Cette première rencontre du 14 avril était axée sur les problèmes de circulation et de sécurité.
L'hébergement et l'insertion par l'emploi seront plus largement abordés lors d'une prochaine réunion. Chacun est ressorti mieux informé et plus impliqué dans ce grand projet qui transformera durablement ce quartier central de la capitale. D'autres réunions auront lieu régulièrement pour informer les différents partenaires et les citoyens des avancées du chantier et des possibilités qu'il offre.
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15/04/2010
La situation sociale et humanitaire des demandeurs d'asile en France ne cesse de se dégrader. Fruit d'ateliers de travail citoyens et multi-associatifs, une charte des exilés à été écrite. Elle a pour vocation de rassembler et de mobiliser les associations et les citoyens sur une vision et une base commune de revendications.
La charte des exilés
www.chartedesexiles.org
Ce que nous constatons
Depuis les années 90, des dizaines de milliers d'exilés ont traversé l'Europe avant d'échouer à Calais. Hier, ils étaient entre autres Kosovars ou Roms d'Europe de l'Est. Aujourd'hui, ils sont principalement afghans, érythréens, irakiens, iraniens, somaliens, éthiopiens, soudanais, tibétains ou vietnamiens. Des crises politiques, des guerres les ont contraints de quitter leur famille, leur maison, leur pays, pour échapper à la persécution, sauver leur vie, assurer leur avenir et retrouver des conditions de vie minimales : au-delà de leurs différences ethniques ou confessionnelles, ils partagent tous l'obligation de fuir des pays en guerre, des dictatures, des États en faillite, qui ne leur garantissent plus la sécurité et les droits humains les plus fondamentaux. Sans aucune considération de justice ou d'humanité, l'Union européenne a choisi une pratique, supposée dissuasive, qui complique pour les migrants l'accès au statut de réfugié. Pour ceux qui pourraient relever du droit d'asile, l'UE a mis en place le règlement « Dublin II », qui impose aux arrivants de demander l'asile dans le premier pays européen où ils sont entrés. Elle condamne ainsi souvent ces exilés à s'adresser à des pays de l'Union Européenne ne leur garantissant aucune protection, et ne leur permet pas de demander l'asile dans le pays de leur choix. À l'égard des plus nombreux, ceux qui, privés de toute protection de la part de leur propre État, ne peuvent pour autant se prévaloir de persécutions explicites, la communauté internationale n'a tout simplement rien prévu. En fermant le centre de Sangatte fin 2002, la France a prétendu diminuer l'afflux des exilés. En fait, elle a provoqué leur dispersion sur un territoire plus vaste, aggravant leur précarisation dans la rue, dans des squats ou dans des « jungles ». Devant l'échec de sa stratégie, la France a entrepris, depuis 2009, de durcir les mesures contre les exilés : chasses, rafles, expulsion en charters... Cette politique conduit la France à ne plus respecter ses propres lois en matière d'accueil des exilés et de protection des mineurs.
Ce que nous affirmons
Cette violence - française et européenne - doit
cesser. Les exilés ont des droits. La Charte des
exilés affirme l'importance fondamentale des
principes suivants :
PRINCIPE 1 : UNE PRISE EN CHARGE EFFECTIVE ET
SANS CONDITIONS DES MINEURS
- Mise en place d'une protection de tous les mineurs isolés étrangers quel que soit leur projet et non de dispositifs précaires de mise à l'abri ;
- Mise en place sans délai d'un suivi socio-éducatif effectif et adapté à leur situation ;
- Abandon des expertises médicales judiciaires de détermination de l'âge, non fiables, traumatisantes, coûteuses et reconnaissance des documents d'état civil présentés par les mineurs.
PRINCIPE 2 : UN HEBERGEMENT, DIGNE ET DURABLE
- Accessible 24h sur 24 ;
-Offrant des conditions sanitaires et d'hygiène décentes ;
-Permettant une vie individuelle et familiale si besoin
PRINCIPE 3 : UN ACCES A L'EDUCATION ET A LA FORMATION
- Mise en place de cours de langue française selon leur demande ;
- École pour les mineurs de moins de 16 ans ;
-Propositions de formations professionnelles, de validation d'acquis ou d'expérience.
PRINCIPE 4 : DES MESURES D'ACCOMPAGNEMENT
SYSTEMATIQUES
- Accès au système de santé et de soins médicaux
garantis par l'État ;
- Aide à la constitution des dossiers de demandeurs d'asile ;
- Présence d'un traducteur, notamment lors des démarches administratives.
PRINCIPE 5 : UN TRAITEMENT RESPONSABLE DES
DEMANDEURS D'ASILE
-Traitement du dossier de demande d'asile indépendamment du pays d'entrée dans l'UE ;
- Abandon des procédures d'urgence ne permettant pas la garantie des droits du demandeur d'asile ;
- Aucun demandeur d'asile ne devrait être renvoyé vers un pays où, pour quelque raison que ce soit, sa sécurité n'est pas garantie de manière effective.
Nous demandons l'abrogation du « délit de solidarité », prévu à l'article L 622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelé dans les circulaires ministérielles de novembre 2009.
Les premières associations signataires :
Association Emmaüs - ATTAC - Collectif C'Sur - Emmaüs France - Emmaüs international - Fédération de l'Entraide Protestante - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux rives - Fondation Abbé Pierre - la Fondation de l'Armée du Salut - Les enfants de Don Quichotte - MRAP - Organisation Internationale des Exilés Tunisiens - Salam Nord/Pas-de-Calais - Secours Catholique/Caritas France - UNIOPSS - Advocacy - Afghans à Paris - Awara - Centre Social Aires 10 - Collectif de soutien aux sans-papiers et aux migrants (LDH-EHESS) - Collectif de soutien des exilés du 10ème arrondissement de Paris - Comité des Sans Logis - Fédération de Paris du MRAP - Terre d'errance - CAMRES - Français Langue d'accueil - Fraternité migrants bassin minier 62 - Itinérance Solidarités Réfugiés - L'auberge des migrants - la cantine afghane - La marmite aux idées - Une chorba pour tous
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30/03/2010
Le 17 janvier dernier, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs ont pris l'initiative d'ouvrir un site dans l'ancien hôpital St Lazare pour mettre à l'abri jusqu'au 31 mars une centaine d'exilés du 10ème arrondissement.
Ces exilés, principalement originaires d'Afghanistan, s'étaient regroupés le long du Canal St Martin dans des conditions de vie indignes et un état sanitaire préoccupant, qui ne pouvaient laisser sans réaction, face à un hiver particulièrement rigoureux.
Afin de prévenir une situation de crise humanitaire, l'Association Emmaüs et la Ville de Paris ont donc ainsi porté assistance aux jeunes exilés, palliant à ce qui relève normalement de la responsabilité de l'Etat.
Ce site provisoire a permis, pendant 2 mois et demi, d'offrir, chaque nuit, des dortoirs, des repas, des douches et un accès à l'hygiène pour les personnes accueillies. En complémentarité avec le kiosque, (lieu d'accueil et d'orientation des exilés du 10ème, ouvert en octobre 2008 en partenariat Ville de Paris - Association Emmaüs - France Terre d'Asile), les exilés ont pu être soutenus pour faire valoir leurs droits de demandeurs d'asile en France. Avec l'action de nombreux bénévoles et du monde associatif, ils ont pu accéder aux soins et aux services de santé et, pour la moitié d'entre eux, s'engager dans l'apprentissage du français.
Pendant cette période, l'Association Emmaüs, a oeuvré pour connaitre la situation de chaque personne accueillie et déterminer les besoins et attentes de chacun. Il en ressort que 44% disposent d'autorisation régulière de séjour en France, que 20% (dit "Dublin") sont en attente, et que 93% souhaitent un hébergement. Ce constat objectif permet d'affirmer que les ressortissants afghans accueillis à St Lazare, ne sont ni des clandestins, ni des personnes en transit vers le nord de l'Europe, mais bel et bien des demandeurs d'asile, bénéficiaires à ce titre d'un droit à l'hébergement reconnu tant par la législation française que par le droit européen.
Sur la base de l'analyse de ces situations individuelles, l'Association Emmaüs a engagé avec la préfecture de Paris un travail d'orientation des personnes vers les places en Centre d'Accueil pour Demandeur d'Asile (CADA) disponibles en Ile de France et en Province. La Ville de Paris et l'Association Emmaüs ont mobilisé de leur coté toutes les places d'hébergement dont elles pouvaient disposer.
Ainsi, au moment de la fermeture du site Saint Lazare, le 31 mars, chaque personne présente en permanence dans le centre se verra proposer une solution d'hébergement.
La Ville de Paris et l'Association Emmaüs, qui ont décidé conjointement d'ouvrir ce site provisoire et de le fermer au 31 mars (les locaux ne permettant pas de proposer un hébergement de qualité sur le long terme) démontrent ainsi qu'il est possible d'accueillir et d'orienter des personnes exilées en France.
Au-delà de la situation des hébergés du centre St Lazare, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs expriment leurs préoccupations devant la situation des demandeurs d'asile, qui restent nombreux dans la capitale. Plus de 3 000 sont en attente d'un hébergement dans le dispositif national d'accueil géré par l'Etat. Une extension des capacités d'accueil en CADA est donc plus que jamais nécessaire, ainsi que la création de places d'hébergement.
Alors que s'annonce la fermeture d'ici l'été de 500 places d'hébergement dédiés aux personnes sans-abri sur Paris et que les centres actuellement ouverts sont saturés, la Ville de Paris et l'Association Emmaüs demandent au gouvernement d'intervenir pour maintenir les capacités d'accueil ouvertes cet hiver ou de les compenser par d'autres ouvertures à Paris et en Région Parisienne.
Télécharger le fichier associé : NR - Communiqué de presse - Fermeture du centre Saint Lazare une solution proposée à chacun 300310.pdf
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L'association Emmaüs intervient dans le domaine de l'hébergement, de l'accompagnement social, et du logement d'insertion.
L'association héberge ou loge 1 900 personnes par jour et vient en aide régulièrement à 5 000 personnes.