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Localiser un centre
15/01/2010
Lucie Marignac, directrice des éditions Rue d'Ulm, publie les conférences initiées par l'Association Emmaüs. Dans de petits livres qui aident à appréhender le sans-abrisme.
Des petits livres pour comprendre la misère. Ancienne élève de l'École normale supérieure, Lucie Marignac dirige aujourd?hui les éditions Rue d'Ulm, dans la prestigieuse école située à cette adresse. Elle y publie, depuis fin 2007, des opuscules colorés reprenant les conférences lancées par l'Association Emmaüs et qui se tiennent, trois fois par an, dans l'amphi principal de cette institution.
« Nous recherchons cet échange entre la réflexion universitaire et les acteurs sociaux qui travaillent sur le terrain », explique-t-elle. « Cela est nécessaire sur des sujets graves de société. Car pour apporter une aide, y compris aux plus souffrants, il ne faut pas rester seul dans sa pratique. » La collection porte le nom des conférences, telles qu'elles existent depuis 2003 : « La rue ? Parlons en ! ».
Le programme est bâti en collaboration avec l'Association Emmaüs. « Un partenariat intellectuel et amical », précise Lucie Marignac. « Nous proposons les intervenants en alternance : ainsi Christian Baudelot, qui interviendra en février 2010, ou Florence Weber, venue en 2008 nous parler du travail au noir, sont professeurs de sociologie et viennent de notre cercle, tandis que Jean Furtos, psychiatre chef de service à l'hôpital, ou Jacques Lecomte, docteur en psychologie, viennent de celui de l'Association Emmaüs. Les points de vue sont souvent différents et complémentaires. » Les livres reproduisent également les débats qui font suite aux interventions des spécialistes et sont un élément essentiel de la séance : « la théorie est en prise directe avec ceux qui sont quotidiennement auprès des usagers ».
La formule plaît en librairie. « Le grand public s'intéresse à la problématique de la lutte contre les exclusions, assure Lucie Marignac. Ce n'était pas le cas il y a dix ans. Et ces petits livres à 5 euros, qui donnent à lire des retours d'expérience de spécialistes et de professionnels travaillant en face des personnes en grande difficulté, trouvent leur place à côté des ouvrages plus complexes ou des rapports ministériels. » Les éditions Rue d'Ulm tirent cette collection entre 1 200 et 2 500 exemplaires.
« Ces livres ont été imaginés comme autant de petites pierres sur le chemin des travailleurs sociaux qui consacrent leur vie à aider les plus en difficulté », rappelle Lucie Marignac, qui a réellement pris conscience de l'ampleur du nombre de personnes à la rue ou en grande précarité, des problématiques liées à cette situation et du nombre impressionnant de professionnels travaillant sur le terrain, depuis qu'elle co-organise ces conférences et qu'elle travaille sur ces livres. « Les livres, c'est aussi du concret, précise-t-elle. Et cette action permet de faire avancer, au moins dans les esprits, la cause des plus démunis. »
www.presses.ens.fr_(http://www.presses.ens.fr)
Source : La lettre d'Emmaüs France
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12/01/2010
Depuis samedi, une soixantaine d'Afghans a trouvé refuge dans un bâtiment du quai de Jemmapes, à Paris. Des associations exigent une solution pérenne pour ces sans-abri qui vivent habituellement sous les ponts du canal Saint-Martin. Par Aurélie BLONDEL (France 24)
Une vaste pièce à poutres, un canapé, quelques plantes, des matelas, des sacs de couchage et des couvertures. C'est ici, sur le carrelage en damier de cette ancienne écurie du Xe arrondissement de Paris qu'une soixantaine d'Afghans sans-abri sont accueillis la nuit depuis trois jours.
Un Afghan de 20 ans, Mohssen, nous fait visiter. Bénévole pour Emmaüs, il a lui-même vécu plus d'un an sous les ponts, après avoir quitté Kaboul à l'âge de 15 ans. S'il est aujourd'hui logé, il n'a toujours pas de papiers ; il participe à l'opération pour aider ses compatriotes qui ont froid.
Depuis samedi, les Afghans qui campent habituellement jour et nuit dans le quartier de la gare de l'Est, dans le nord de la capitale, peuvent dormir au chaud au Comptoir général, un bâtiment privé situé sur le quai de Jemmapes. Un petit-déjeuner et un repas du soir leur sont servis dans ces lieux mis à disposition par l'entreprise "Commerce développement". Dans la journée, ils doivent quitter les lieux et retourner sous les ponts du canal Saint-Martin.
Les Don Quichotte de retour au canal Saint-Martin
C'est le froid extrême qui a poussé plusieurs associations, comme Emmaüs, les Enfants de Don Quichotte ou encore Médecins du monde, à organiser cet hébergement provisoire. Il faudra toutefois quitter le bâtiment dimanche prochain. Mais "pas question qu'ils retournent dehors", martèle Sandrine Macé, chargée de mission chez Emmaüs. "On ne met pas les gens dehors après leur avoir donné une semaine de bien-être", vitupère-t-elle. Et si, malgré le battage médiatique provoqué par cette action, la Ville, le gouvernement ou la Région ne répondaient pas aux demandes des associations et ne trouvaient pas d'endroits pour loger de façon pérenne les Afghans ? "Nous n'allons pas céder, nous avons un plan", rétorque-t-elle sans entrer dans les détails.
Les Afghans sont ainsi environ 150 - pour la plupart des hommes - à vivre dehors dans ce quartier populaire de Paris. Certains ont des papiers, mais ils sont rares. Certains sont arrivés en France depuis deux ou trois jours, d'autres depuis des mois. Mais tous n'acceptent pas de dormir au Comptoir général. "Ils craignent qu'on ne leur vole leurs affaires dans les tentes ou que la police ne débarrasse leurs tentes", explique Mohssen. "Nous n'irons pas là-bas pour une semaine", lance Sanobar, 16 ans, assis autour d'un feu, sous le pont de la station Jaurès, avec une dizaine d'autres Afghans.
"Mes parents m'ont demandé de partir"
Comme Sanobar, certains de ces Afghans des ponts sont mineurs. Le ministre de l'Intérieur, Eric Besson, a assuré dimanche que "tout mineur" devait "être accueilli", mais Khaled, 17 ans, et son jeune frère Javed, 14 ans, n'en ont jamais entendu parler. "A qui doit-on s'adresser ?", demandent-ils. Ils ont élu domicile sur les rives du canal depuis deux semaines après avoir fui leur ville de Koundouz, en Afghanistan, il y a huit mois.
En France depuis 12 jours, Mostafa est installé à quelques pas du campement principal, sous le pont Louis Blanc. Il rêve d'apprendre le français et de pouvoir travailler dans un restaurant. De son côté, Farahi, 15 ans, se souvient : "Mes parents m'ont demandé de partir. Qu'est-ce que je pouvais faire à Kaboul, ils ne font que se battre, et il y a toutes ces bombes, impossible d'étudier." En 2009, plus de 1050 enfants sont morts en Afghanistan en raison du conflit qui dure depuis neuf ans, indique dans un rapport l'ONG Afghanistan Rights Monitor.
"Les Taliban ne nous laissaient pas vivre comme ça"
Muhamad Khan, 22 ans, a fait une demande d'asile politique. Rejetée. Son sort l'a rendu cynique.
Finalement, les Taliban étaient bons, ils nous tuaient mais au moins ne nous laissaient pas vivre comme ça", déplore-t-il, en montrant du doigt les quelques chaises délabrées et le vieux miroir rafistolé qui constituent les seuls meubles de son chez-lui, à l'air libre.
Mohssen a également vu sa demande rejetée, mais il a fait appel et se voit déjà entamer des études de cuisine. "Le problème, c'est que je suis parti seul après que mes parents et mon frère ont été tués et je n'ai pas pensé à prendre des preuves de tout ça, raconte-t-il. C'est ce qu'on me reproche aujourd'hui."
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Une pléiade de stars au secours des Afghans
Les sans-abri afghans basés à Paris sont soutenus par de nombreuses personnalités, notamment la chanteuse Jane Birkin et l'écrivain afghan Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008. Ce dernier a publié une lettre ouverte dans laquelle il dénonce la situation. "Ces enfants, ces hommes sont venus chez nous portés par l'espoir d'échapper à la violence. D'étudier. De mener une vie paisible. D'être dignes. Ce ne doit pas être trop demander", écrit-il. Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Marjane Satrapi ou encore Charlotte Gainsbourg comptent parmi les premiers signataires de cette pétition.
Télécharger le fichier associé : 2009-11-02_France_24_Les Afghans_des_ponts_de_Paris.pdf
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11/01/2010
Depuis la fermeture du centre de Sangatte en 2003 et celle de la « jungle » de Calais en novembre dernier, le nombre de réfugiés afghans est de plus en plus important à Paris et le dispositif de l'aide d'urgence très insuffisant. Environ 150 jeunes afghans (dont une dizaine de mineurs) ne bénéficient d'aucune mise à l'abri et vivent dans une grande précarité sous les ponts du Canal Saint Martin, dans le Xème arrondissement.
Face à la vague de froid, nous avons trouvé en urgence un refuge temporaire et partiel le 9 janvier pour que ces personnes puissent dormir au chaud. Cette initiative a été soutenue par un appel lancé par Atiq Rahimi, écrivain et réalisateur, Prix Goncourt 2008 et un rassemblement citoyen le long du canal Saint Martin, dimanche 10 janvier.
Ce refuge n'est que provisoire et ne peut durer que quelques jours seulement. C'est une réponse humanitaire et citoyenne à un scandale dont la responsabilité est publique.
Nous demandons qu'une solution d'hébergement pérenne soit trouvée rapidement. Pour ce faire nous demandons une rencontre cette semaine, avec les autorités politiques compétentes : mairie, département, région, gouvernement.
Le collectif des exilés du 10ème arrondissement
Médecins du Monde
Les Enfants de Don Quichotte
Emmaüs France
Association Emmaüs
Ni putes ni Soumises
Pour_signer_l'_appel(http://sites.google.com/site/afghansparis/home)
Contacts presse :
Médecins du Monde : Annabelle Quénet : 01 44 92 14 32 / infomdm@medecinsdumonde.net
Association Emmaüs : Anne Derycke : 01 44 82 77 43 / communication@emmaus.asso.fr
Emmaüs France : Anne du Boucher : 01 41 58 25 30 / aduboucher@emmaus-france.org
Les Enfants de Don Quichotte
Ni putes, Ni Soumises
Télécharger le fichier associé : CP Afghans 110109.pdf
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06/01/2010
"Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit,... Ils se faufilent en cachette, pour trouver une couchette...", la célèbre chanson de 1914 reste près d'un siècle plus tard d'une actualité brûlante.
En cette nouvelle année 2010, encore, les ponts de Paris, servent d'abri à des centaines de sans-logis, à ceux qui, à défaut de chambrette, s'installent dans ces hôtels des courants d'air.
En cette nouvelle année 2010, encore, des dizaines de salariés, de bénévoles, doivent se démener pour trouver un lit, une place, un duvet, pour ne pas laisser des êtres humains dormir à même le sol quand la neige couvre les trottoirs.
En cette nouvelle année 2010, encore, les associations luttent au quotidien pour soutenir les personnes qui frappent à la porte. L'Association Emmaüs a ouvert à Paris 7 centres de mise à l'abri pour permettre de dormir avec un peu de chauffage et avec un peu mieux qu'un simple carton dehors, dans le froid de l'hiver.
En cette nouvelle année 2010, une question toujours lancinante : Pourquoi ? Comme si on ne pouvait pas prévoir. Comme si le froid et l'hiver n'arrivaient pas chaque année. Comme si les places créées cet hiver n'étaient pas nécessaires toute l'année. Comme si c'était impossible de créer les 2010 places d'hébergement qui manquent dans la capitale, pour accueillir celles et ceux qui sont dans les rues ou sous les ponts.
En cette nouvelle année 2010, nous voulons crier notre révolte face à cette situation. Nous voulons partager notre combat et notre espoir qu'un autre monde est possible.
Le 22 janvier 2010, à l'occasion du 3ème anniversaire de la mort de l'Abbé Pierre, nous prendrons le petit-déjeuner sur le quai de Valmy, là où sont installés plusieurs centaines de sans-abri. L'Abbé Pierre aurait bravé le froid pour être à leurs côtés. Ce sera les voeux de l'Association Emmaüsi: que personne ne soit plus jamais condamné à demeurer sous les ponts de Paris !
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06/01/2010
C'est sous les premiers flocons de l'hiver que les acteurs de l'Association Emmaüs ont été accueillis dans les locaux de la Parole Errante, à Montreuil, pour une nouvelle journée rencontre. Salariés, bénévoles, administrateurs, adhérents, compagnons, hébergés : près de 400 personnes ont répondu à l'appel et se sont réunies en cette fin d'année pour partager et échanger.
Un café pour se réchauffer, et les premiers invités installent déjà leurs espaces respectifs.
Chaque service, disposant d'un espace avec une table à personnaliser et à décorer, devait ramener un objet représentant son activité.
Des symboles les plus attendus aux créations les plus originales, toutes les équipes ont joué le jeu : un code du travail pour le service paie, une paire de baskets pour l'équipe de maraude du bois de Vincennes, un camembert pour la halte d'Esteville, un jeu pour la mission logement, un vélo pour l'Emmaüssienne, plusieurs vidéos de présentation des centres ainsi que de nombreux romans-photos et autres reportages...
Les 88 espaces créés sont alors devenus un terrain d'échanges, une occasion d'ouvrir le dialogue, d'engager la conversation. Chacun a pu prendre le temps de (re)découvrir les différents services de l'association sous un autre jour.
Plus tard dans la matinée, des extraits vidéos sur l'Abbé Pierre ont été diffusés avant que Didier Cusserne, délégué général de l'Association Emmaüs, n'en rappelle les principes fondateurs et les valeurs, ainsi que ses perspectives d'avenir.
Hélène Delacroix, présidente, a également pris la parole sur le principe de l'accueil inconditionnel, en accord avec les valeurs défendues par Armand Gatti, fondateur de la Parole Errante.
Pour le déjeuner, un buffet froid a été préparé et mis en place par la communauté de services ; un grand merci aux équipes d'Aziz et de Niels pour ce beau travail !
Et après le café, les invités ont réinvesti leurs espaces dans la salle pour continuer à échanger, pendant que le Théâtre du Bout du Monde improvise et interprète des extraits de Shakespeare.
Enfin, pour clore cette journée rencontre 2009, la Parole Errante s'est métamorphosée en cabaret. Les 10 artistes de la compagnie « Jolie Môme », en costumes burlesques, ont investi la scène pendant qu'un verre de l'amitié était proposé aux invités. Avec ses textes engagés, ses mélodies rythmées et sa mise en scène originale, cette troupe hors du commun a conquis l'auditoire !
Cette rencontre aura permis à tous les acteurs de l'association, souvent éloignés géographiquement les uns des autres, de se rapprocher le temps d'une journée. Le bilan positif de cet événement nous amène à réfléchir, d'ores et déjà, à la prochaine édition...
Rendez-vous en 2010 !
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06/01/2010
A l'occasion de la nouvelle année 2010, tous les acteurs de l'Association Emmaüs vous souhaitent une heureuse et agréable année.
Le partage et l'espoir doivent être les maîtres mots de cette nouvelle année.
Nous souhaitons de tout coeur que 2010 vous apporte, à vous et vos proches, santé, bonheur et prospérité.
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L'association Emmaüs intervient dans le domaine de l'hébergement, de l'accompagnement social, et du logement d'insertion.
L'association héberge ou loge 1 900 personnes par jour et vient en aide régulièrement à 5 000 personnes.